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Face aux violences sexistes et sexuelles, il nous faut une loi intégrale !

En 2023, en France, 217 000 femmes ont été victimes de violences conjugales et 160 000 enfants ont été victimes de violences sexuelles.


Depuis novembre 2025, ma collègue Céline Thiébault-Martinez porte une proposition de loi dite « intégrale » contre les violences faites aux femmes et aux enfants, que j’ai cosignée. 


Cette proposition n’est pas une loi de circonstance suite à la dramatique mort de Lyhanna ; nous y avons travaillé pendant près d’un an de façon transpartisane, en lien avec 150 organisations féministes et enfantistes. 


Parce que les violences sexistes et sexuelles sont un fait de société qui touche tous les milieux sociaux et toutes les générations, la proposition de loi que nous portons est intégrale. 


En effet, malgré quelques avancées ces dernières années, la réponse politique et institutionnelle demeure dramatiquement insuffisante, se limitant à des mesures fragmentées et partielles. La mort de Lyhanna a mis en avant de graves dysfonctionnements.


La lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) faites aux femmes est indissociable de la lutte contre les violences faites aux enfants. Elles relèvent d’un même continuum de domination et d’un même impératif de protection.


La loi intégrale est une loi globale et transversale, couvrant l’ensemble des politiques publiques concernées : de l’éducation à la sanction, en passant par la prévention et l’accompagnement des victimes.


La loi intégrale comprend 78 mesures immédiatement applicables. Elle est donc opérationnelle et nécessitera, en parallèle, des moyens supplémentaires que nous estimons à 2,7 milliards d’euros, un effort largement inférieur au coût de ces violences pour la société.


Le Premier ministre a annoncé, le mardi 23 juin, l’examen de cette loi intégrale à la rentrée. C’est encourageant, mais nous serons vigilants afin que le texte ne soit pas détricoté. 



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