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Tuberculose bovine : ma question à Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture

Dans la prolongation de mon engagement aux côtés des éleveurs de la circonscription touchés par la tuberculose, j'ai interrogé ce jour, dans le cadre de la séance de questions orales sans débat, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, monsieur Marc Fesneau.


Il a ainsi pu détailler constats et propositions mais déplore une réponse encore insuffisante du Ministre face au mal-être grandissant des éleveurs.


Le ministère de l’Agriculture doit prendre en compte la détresse des éleveurs face à des décisions drastiques d’abatage total d’un cheptel qui représente des années de travail et face à une administration qui manque parfois d’empathie. Nous devons prendre ce sujet à bras le corps et réfléchir à une refonte du dispositif de lutte contre la tuberculose bovine ainsi qu’une meilleure considération des éleveurs qui font parfois face à un manque de transparence et de dialogue de la part des services.



"Comme chaque année en France depuis près de 20 ans, lors de la campagne annuelle de prophylaxie tuberculose ce sont près de cent éleveurs qui se retrouvent démunis et condamnés à abattre la totalité de leurs troupeaux en raison de cas positifs dans leur cheptel.


La disparition totale de leurs bêtes les plonge dans une détresse psychologique et financière profonde. Ce sont des années de travail anéanties et une remise en question de leur avenir dans l'élevage. Cette épée de Damoclès participe au déclin du nombre d'exploitation sur nos territoires.


Cette situation, c'est celle d'une ferme à Espès-Undurein, et de nombreuses autres dans ma circonscription. Le 11 janvier, une vache de cet élevage était déclarée positive à la tuberculose. L'abattage de cette dernière a confirmé la présence de la maladie. Quelques jours plus tard, le couple d'éleveurs apprenait qu'il allait subir un abattage total de l'ensemble de leur cheptel bovin de race Gasconne des Pyrénées, soit près de 125 animaux.


Si le nombre de foyers semble diminuer depuis plusieurs années, il faut aussi le mettre en perspective avec la baisse du nombre d'élevages. Nous constatons surtout que la contamination se propage dans des territoires jusqu'ici préservés et que le protocole sanitaire n'a que peu évolué depuis 20 ans. Aujourd'hui, moins de 5% des animaux abattus sont infectés ce qui veut dire que 95 % des animaux abattus sont sains. Ces éleveurs demandent une nécessaire évolution du protocole; un meilleur dialogue avec les services de la DDPP avec une transparence de sa part sur les informations recueillies sur les animaux malades; une régulation renforcée, par les services de l'État, de la faune sauvage vectrice non négligeable de la tuberculose bovine et une indemnisation qui prend en compte les spécificités des élevages.


Compte tenu de l'actualité agricole et alors qu'un plan gouvernemental de reconquête de notre souveraineté sur l'élevage est en cours, êtes-vous favorable à améliorer le protocole de lutte contre la tuberculose bovine afin de préserver au maximum les élevages de plein air et transhumants qui participent à la vie et l'entretien de nos territoires ? Seriez-vous prêt à expérimenter de nouveaux moyens de traiter la problématique dans l'objectif d'épargner de façon plus efficiente les animaux sains, et de permettre aux éleveurs de s'en sortir, en vous basant, par exemple, sur le cas concret de la ferme qui se situe à Espès-Undurein ?"


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