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Inclusion scolaire : les AESH ne doivent pas être les variables d'ajustement des pôles d'appui à la scolarité


À Oloron, à Pau comme ailleurs en France, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) étaient mobilisés au début du mois pour la mise en place d’une école plus inclusive.


Les différentes organisations syndicales ont dénoncé l’échec des pôles d’appuis de scolarisations (PAS). Censés regrouper plusieurs pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) en un territoire, les nouveaux PAS obligent les AESH à couvrir une distance plus grande, de 15 à 50 km et ceci à leurs frais et alors qu’ils ne bénéficient toujours pas d’un véritable statut et travaillent dans des conditions précaires. 


J’ai relayé ces revendications auprès du ministre de l’Éducation nationale et du DASEN. 


Alors que le ministère de l’Éducation nationale entend poursuivre la mise en place de ces « PAS », avec ma collègue Florence Hérouin Léautey, nous avons interpellé le ministre pour que les périmètres d'affectation des accompagnants d'élèves en situation de handicap ne soient pas étendus. 


Une telle évolution entraînerait une fatigue accrue, ainsi que des frais de déplacement considérables, dans un contexte où le coût du carburant demeure particulièrement élevé.


Ces conditions doivent être inscrites dans les contrats et la prise en charge des frais de déplacement doit être mise en œuvre !


Pour rappel, la droite sénatoriale s'est opposée, le 7 janvier 2026, à une proposition de loi socialiste visant à offrir un statut de fonctionnaire aux AESH. 


Notre mobilisation pour une véritable politique d’inclusion se poursuit.



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