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Non à la réforme sur l'inscription des étudiants étrangers à l'université

Le 4 mai 2026, nous avons adressé, avec mon groupe, un courrier au ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, pour nous opposer fermement à la réduction des exonérations de droits d'inscription pour les étudiants extra-européens.


Loin d'être une simple mesure d'ajustement budgétaire, cette décision de transférer progressivement le coût du sous-financement de l'enseignement supérieur sur les étudiants constitue une rupture grave avec la tradition française d'universalité. En ciblant d'abord les étudiants internationaux, qui ont déjà subi plusieurs restrictions récentes (aides au logement, procédures de séjour), le Gouvernement s'attaque à celles et ceux qui disposent de moins de leviers pour se défendre.


Ces étudiants contribuent pleinement à la richesse intellectuelle, scientifique, culturelle et économique de notre pays. Leur présence renforce le rayonnement de la France, nourrit la recherche et crée des liens durables avec le reste du monde. 


Cette réforme instaure une sélection par l'argent qui écartera en priorité les jeunes issus des pays les moins favorisés. Elle s'inscrit dans la continuité d'une politique menée par le gouvernement Macron depuis 2017 : la privatisation de l’enseignement supérieur. Rien ne garantit que cette logique ne soit pas demain étendue à d'autres publics, y compris aux étudiants français.


Par ailleurs, de nombreux établissements avaient jusqu'ici refusé d'appliquer pleinement ces droits majorés, conscients de leurs effets sociaux et académiques. Restreindre leurs capacités d'exonération, c'est aussi réduire l'autonomie de nos universités.


Nous demandons l'abandon de cette réforme et la réaffirmation d'un principe simple : l'accès au savoir doit relever du droit, non du niveau de revenu ni de l'origine.

 
 
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