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Situation internationale et conséquences économiques en France

Je me réjouis de la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France après presque 4 ans de détention arbitraire en Iran. 


Je salue le travail déterminé des autorités françaises, des agents du Quai d’Orsay et des services de l’État, ainsi que les efforts diplomatiques qui ont permis d’aboutir à cette issue, notamment grâce à des médiations internationales décisives.  

Mais cette libération n’efface pas les conditions inacceptables dans lesquelles nos compatriotes ont été détenus. 


Le 14 avril, j’étais à leurs côtés pour assister au retrait de leurs portraits des grilles de l'Assemblée nationale. Un geste chargé d’émotion à l’issue duquel Cécile Kohler a admirablement conclu par ces mots : « Vive la vie ! ».  


Cette heureuse nouvelle ne doit nous faire oublier la dégradation quotidienne de la situation au Moyen-Orient.  


L’absence de stratégie claire et de buts de guerre définis par Donald Trump, en plus de ses déclarations à l’emporte-pièce indignes d’un dirigeant d’une grande puissance, constituent un facteur majeur d’instabilité.  


Dans le même temps, le régime iranien demeure en place via les gardiens de la Révolution. Il poursuit sa logique sanguinaire, maintenant son peuple sous contrainte et réprimant toute opposition.   


Face à ces dérives, la France et l’Europe doivent porter une ligne claire : celle du droit, du multilatéralisme et de la désescalade. La fuite en avant verbale et militaire ne peut tenir lieu de stratégie. Elle ne fait qu’aggraver les tensions et accroître les risques pour la paix mondiale. 

Dans un monde déjà fragilisé par les conflits et les crises, la menace de destruction d’un peuple ne peut être ni relativisée ni banalisée.


Il n’y a pas de paix possible lorsque la guerre vise les civilisations elles-mêmes. 


Nous appelons à une reprise urgente des initiatives diplomatiques sous l’égide des Nations unies.



La situation internationale pèse sur les Françaises et les Français qui subissent une importante hausse des prix à la pompe.


Face à cette envolée des prix, je défends une approche responsable et ciblée. Nous soutenons avec mes collègues la mise en place d’aides pour celles et ceux qui en ont le plus besoin, ainsi que l'examen du recours aux réserves stratégiques pour amortir les hausses brutales des prix. 


Nous pensons que l'État doit agir de manière juste et efficace. Il doit s'engager à réutiliser l'ensemble des surtaxes perçues du fait de l'augmentation du prix du baril pour protéger le pouvoir d'achat de nos concitoyens. 


Comme l'a rappelé mon collègue Hervé Saulignac en interpellant le Premier ministre le 24 mars, il est urgent de cesser les tergiversations. Le temps n'est plus aux discussions interminables avec les raffineurs ou les distributeurs. Il faut agir maintenant. 


Les récentes annonces du Gouvernement vont dans le bon sens mais ont tardé à venir et risquent d'être insuffisantes. 


Mardi 7 avril, Thierry Sother appelait le Gouvernement à s’associer à l’initiative européenne pour instaurer une taxe sur les profits exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur de l’énergie, entreprises qui enregistrent plus de 80 millions d’euros de bénéfices journaliers depuis le début de cette crise. Face à l'inaction du Gouvernement en la matière, nous déposons, avec mon groupe, une proposition de loi pour taxer les superprofits des grandes compagnies énergétiques. Cette taxation exceptionnelle permettrait de récolter 2 milliards d’euros et financerait ainsi une mesure de soutien au pouvoir d’achat Françaises et les Français des classes moyennes et populaires qui font face à l’explosion des factures de carburants.

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