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Bilan de mandat (2024 - 2026)

il y a 10 heures
2 min de lecture

En juillet 2024, vous nous avez, avec ma suppléante Cécile Senderain, renouvelé votre confiance. Député de toutes et tous, je m’efforce d’être présent sur le terrain comme à l’Assemblée nationale, avec la même détermination à défendre notre territoire, à accompagner ses forces vives et à porter vos préoccupations.


Depuis deux ans, j’ai rejoint une nouvelle commission, celle des affaires économiques. J’y poursuis mon travail parlementaire dans un contexte particulièrement difficile : une situation budgétaire dégradée, une société traversée par de fortes inquiétudes et une Assemblée nationale fragmentée, sans majorité.


Après la dissolution décidée par le Président de la République, la gauche est arrivée en tête des élections législatives, sans toutefois disposer à elle seule d’une majorité. Dans ce contexte inédit, une question s’est imposée à moi : comment être utile, fidèle à mes convictions et capable d’obtenir des résultats concrets ?


Après avoir censuré le gouvernement de Michel Barnier puis refusé la confiance au gouvernement de François Bayrou, quelle devait être notre attitude ? Fallait-il nous inscrire dans une opposition systématique ou chercher, chaque fois que cela était possible, à arracher des avancées, même lorsqu’elles étaient en deçà de nos ambitions ? Fallait-il contester sans concession ou nous battre pour empêcher les reculs en matière de justice sociale, de services publics et de droits ?


Ces questions, je me les suis posées. Pour y répondre, j’ai choisi de rester fidèle à la méthode qui guide mon mandat depuis 2022 : être présent sur le terrain pour entendre, écouter, comprendre et apprendre, afin de mieux relayer, proposer et construire.


Sur le terrain, j’ai entendu la colère face à un pouvoir présidentiel qui, lui, n’entend plus. J’ai aussi entendu l’exaspération et l’inquiétude face à l’instabilité politique, dont les conséquences sont très concrètes pour nos communes, nos associations, nos entreprises et nos services publics.


J’en ai tiré une conviction : être parlementaire dans une Assemblée sans majorité, c’est défendre ses convictions sans renoncer au dialogue ; c’est porter ses idées avec détermination sans prétendre détenir seul la vérité.


Si la gauche avait été appelée à gouverner, aurait-elle pu appliquer « tout le programme, rien que le programme », sans majorité à l’Assemblée nationale et avec un Sénat marqué à droite ? Nous aurions, nous aussi, dû dialoguer, négocier et rechercher des compromis.


Chercher le compromis sans se compromettre. S’opposer fermement lorsque les désaccords sont trop importants. Se battre pour obtenir des avancées, même lorsqu’elles sont moins importantes que ce que nous espérions, tout en empêchant les reculs. C’est cette ligne que j’ai choisi de tenir.


Vous trouverez donc dans ce bilan, qui n’est pas un solde de tout compte, une partie des avancées obtenues, des combats que nous avons menés et de ceux qu’il nous reste à poursuivre et surtout le témoignage d’un attachement profond à notre territoire, de plaines et de vallées, et à celles et ceux qui le font vivre.



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